Trouble en vrac

Un étudiant que nous avons inventé écrit à Sophie Durocher : vous ne pourrez pas croire ce qui lui arrive ensuite!

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Au trouble, une question fondamentale nous poursuit à toutes les secondes : comment font les chroniqueurs, qui se noient dans l’actualité à propos de tous les sujets possibles, pour trouver le temps et les ressources nécessaires afin d’observer le monde qui les entoure? Lorsqu’ils parlent des étudiants, pour prendre un exemple en vogue, quand peuvent-ils les rencontrer? Comment arrivent-ils à faire une recherche à leur sujet? Où trouvent-ils de la documentation et comment parviennent-ils à la comprendre?

Afin d’en savoir plus, nous avons tenté une expérience. Nous avons inventé un étudiant fictif doté de tous les clichés à la mode. Léon M. Desjardins, étudiant au premier cycle en sociologie.

Léon n’existe pas. Ce n’est qu’un compte Gmail sans aucune incarnation humaine. Comme bien des commentateurs le pensent, il est confus, il écrit mal, il fait trois fautes par phrase et il s’enfarge dans ses raisonnements peu crédibles.

Hier soir, Léon, que nous avons inventé, a écrit à Sophie Durocher, bien connue pour ses opinions qu’elle sème à tout vent, comme Larousse… Enfin, pas comme Larousse, mais vous voyez le principe. Voici le courriel que nous lui avons envoyé.

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Léon était déçu, il ne recevait aucune réponse, aucune demande d’information pour en savoir plus. Personne ne lui a écrit pour lui dire que son propos pourrait nourrir une réflexion qui serait diffusée en public.

Or, aujourd’hui, lors de son passage à l’émission Maurais Live sur les ondes de CHOI FM, à notre grande surprise, notre pauvre Léon était devenu un scoop pour Sophie Durocher. Cet individu qui n’a jamais existé s’est transformé en phénomène social. Ce n’était plus « un » étudiant, mais bien « les carrés rouges » au complet. Il était devenu le symbole de prédilection de la protestation étudiante et même le fait saillant pour cette chronique radiophonique. Vous pouvez écouter les conclusions qu’elle a pu en tirer dans l’extrait vidéo ci-haut.

Autrement dit, aujourd’hui, Sophie Durocher a voulu réfléchir sur la réalité des luttes étudiantes en compagnie de milliers d’auditeurs à partir d’une création, une fiction complètement irréelle.

Ce qui existe n’existe pas, ou vice-versa en ce qui nous concerne.

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MISE À JOUR

Il semble que pour Richard Martineau, un faux courriel reçu par Sophie Durocher peut aussi servir de matériel pour faire une chronique.

Ça commence à faire plusieurs niveaux de réalité! Nous sommes peut-être dans une autre dimension!

Les-faux-jeunes-Le-Journal-de-Montréal

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